Le festival Eurofonik ou comment partir à la découverte des musiques traditionnelles d’Europe sans voyager.

Début mars, Le Nouveau Pavillon organisait sa quatrième édition du festival Eurofonik. Le but est à la fois de faire découvrir au public des artistes européens, mais aussi de les faire se rencontrer entre eux. Les musiciens s’emparent d’une tradition musicale pour la moderniser et la rendre ainsi hybride, très personnelle.

Musiques traditionnelles du sud de la France et de la Hongrie.

Emballée par le concept de « modernisation » des musiques traditionnelles, et novice du genre, j’ai décidé de me rendre à la première soirée du festival, le mercredi 9 mars. Au programme : Miqueu Montenaro avec ses galoubets et son tambourin, Marta Sebestyen et Judit Andrejszki avec leur flûte traditionnelle hongroise, leur clavecin et leurs voix.

De la difficulté de s’imprégner de musiques traditionnelles sorties de leur contexte.

La soirée commence avec Miqueu Montenaro et sa musique traditionelle de Provence, ou plus largement de l’Occitanie. Miqueu arrive avec ses galoubets sur scène et comme il nous l’explique ce n’est pas vraiment une flûte à bec : c’est une flûte à trois trous qui se joue à une seule main, la gauche. Pendu à son bras, un tambourin comme nous n’avons pas l’habitude d’en voir : très haut, il fait plutôt penser au djembé. Celui-ci donne le rythme, et est joué avec la main droite. Miqueu part visiblement dans l’improvisation, où je n’arrive plus à distinguer une mélodie, sensée être donnée par le galoubet. Le musicien sur la scène de la Cité des Congrès me paraît tellement hors contexte que je ferme les yeux pour m’imaginer dans un village de Provence, dans une fête de village au milieu de la farandole... Mais même comme cela, je n’arrive pas à « rentrer dedans ». La musique est répétitive et ne provoque rien chez moi, si ce n’est un peu d’ennui. J’attends donc impatiemment la suite.

Pour aider à visualiser, Migueu ressemblait à peu près à ceci (le chapeau et le costume en moins) :

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Avec la musique traditionnelle hongroise, ça ne prend toujours pas !

Bon, encore des flûtes sur scène ! Mais accompagnées du clavecin, j’ai bon espoir d’être séduite.
Marta Sebestyen et Judit Andrejszki (ennuyée) arrivent en belles robes qui semblent revenir de l’époque de la Renaissance. Leurs chansons en fait, arrivent de cette période-là, Marta prend le temps de nous en raconter l’historie en anglais.
Si le festival organise des rencontres entre artistes européens, on apprend que Marta et Miqueu se connaissent depuis longue date (alors qu’elle était très jeune). Il les rejoint sur scène pour un morceau.

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La symbiose entre les musiciens et leur partage avec le public ne m’ont malheureusement pas convaincue. Peut-être sorties de leur contexte, leurs musiques étaient-elles peu accessibles aux non initiés ?
Trouvant le temps long, et cette première partie s’étant éternisée, je décide de ne pas rester pour la dernière partie... Ce qui ne m’arrive jamais ! Les autres soirées étaient peut-être plus intéressantes, d’où l’intérêt d’en faire plusieurs histoire de faire d’autres découvertes... Ce que je n’ai pas pu faire cette année (les soirées du week-end affichant complet), mais peut être l’année prochaine..

El Zazou.