Le grand saut.

Spectacle : Rien à dire
Interprétation et mise en scène : Leandre Ribera
Le 9 octobre au Pianocktail

La cohue puis le silence qui n’évoque en rien l’absence. Le mouvement méthodique et poétique des lumières qui portent à la vie un décor de bric et de brocs.

Léandre, c’est l’intime qui vient à nous. Avec splendeur et stupeur, il maitrise la naïveté des jours sans fin. Là où rien n’est dit, le spectateur parle et rit. C’est par contraste avec le silence que le vide s’emplit. On s’imagine les scènes qui nous lient d’une pantomime tendre et aérienne. Léandre provoque les gestes et sans un mot, on le suit. Sans rien dire, on s’ébahit.

La mise en scène est mécanique regardant l’improvisation et la spontanéité des spectateurs alors maîtres de leur propre jeu.
Chaque recoin a raison de sa vivante présence, chaque accessoire annonce une feinte oubliance.

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Il n’y a pas de plus beau voyage que celui du spectacle. De ceux qui nous font oublier qu’en sortant le ballet urbain reprendra ses droits sur ce que nous voyons désormais comme une intime danse dont seul Léandre connait le secret.

Mathilde Cassard