Le jazz se dévoile au Pannonica

Le jazz est une musique en perpétuelle évolution. Aux côtés des grands classiques du genre, il existe d’infinies variations. Le Pannonica est un lieu incontournable pour celui qui cherche à les découvrir.

La salle du Pannonica se démarque des autres salles nantaises. Située au sous-sol, elle est accessible par un escalier serré entre deux bâtiments. Derrière la porte noire, la billetterie puis une seconde porte et, enfin, la salle. Avec sa scène, ses tables rondes, son bar, son éclairage..., elle me fait penser à un établissement clandestin. Je m’installe et la soirée commence.

En première partie, le groupe Jean-Louis a de quoi surprendre. Selon mes pauvres connaissances musicales, son répertoire ressemble plus à une étrange cacophonie. À l’occasion, je réussis à distinguer des mélodies qui m’échappent rapidement. Ce néo-jazz me déroute. Néanmoins, j’admire l’agilité, la performance des musiciens. Joachim Florent, Francesco Pastacaldi et Aymeric Avice maîtrisent parfaitement leurs instruments respectifs, contrebasse, batterie et trompette. Ils produisent des sons ahurissants et inattendus en leur donnant une tonalité jazz, rock, électro... selon leur bon vouloir. Dommage qu’ils n’échangent pas avec le public pour présenter leur musique ou simplement créer du lien.

Puis, les membres du groupe anglais World Service Project prennent place sur la scène. Là, c’est une autre histoire. Le groupe et leur musique débordent d’énergie dont ils inondent le public plutôt sage. Les musiciens sont survoltés. Peut-être grâce à la bière mise à leur disposition sur scène ? Ou à la chaleur qui règne dans la salle. Le leader, portant fièrement un uniforme rouge, prend régulièrement le micro. Il présente les morceaux, entraîne le public dans leur univers et, avec humour, crée un climat détendu et convivial.

La soirée a été placée sous le signe de la découverte. Je ne suis pas sûre de l’avoir appréciée à sa juste valeur mais j’espère revenir au Pannonica prochainement.

Jazzement vôtre.

En savoir plus sur le Pannonica et World Service Project.

Vimety