Le jour où j’ai découvert Effroyables jardins

Effroyables jardins

Effroyables jardins ! Il a suffi que j’en parle autour de moi pour me rendre compte que, visiblement, j’avais raté quelque chose. « Mais si, ce livre de Michel Quint que tout le monde a lu dans sa scolarité ! », « Ce film de Jean Becker sorti en 2003 avec André Dussolier, Jacques Villeret… ».

Sauf qu’Effroyables jardins, à moi, ça ne m’évoquait rien. Et c’est donc par curiosité, pour rétablir ma culture générale –et ma fierté-, que je me suis rendue ce mercredi de février à la Cie du Café-théâtre de Nantes. Pour moi aussi, tenter de visiter ces effroyables jardins. Version pièce de théâtre, cette fois-ci.

Le rire face à l’absurdité de la guerre

Effroyables jardins, c’est la petite histoire dans la grande Histoire. Le narrateur Lucien, écolier de l’après-guerre, ne comprend pas pourquoi son père André, respectueux professeur, se transforme en clown dès que l’occasion se présente. Un jour, son oncle Gaston lui raconte comment André et lui, alors jeunes résistants, se sont retrouvés captifs de l’armée allemande. Comment cet épisode, cet enchainement d’événements, a changé leur vie à jamais.

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Et c’est le comédien, seul sur scène, qui s’incarne en narrateur. Grâce à une mise en scène sobre mais efficace, il nous plonge dans l’histoire de ces « petites gens », ces hommes et ces femmes aux destins croisés. Le texte est exactement celui du livre, coupures mises à part. Car évidemment, il a bien fallu adapter un roman de 80 pages à une pièce de théâtre d’un peu plus d’une heure.

Passé l’adaptation des premières minutes, le temps d’entrer dans le récit, de se familiariser avec les personnages, nous voilà transportés à une autre époque. La beauté de cette pièce de théâtre, c’est qu’une histoire en appelle une autre. Et si l’on écoute avec attention le déroulement des événements, on se trouve parfois perdu dans des souvenirs personnels : les histoires de mon grand-père sur la seconde guerre mondiale, les lettres de mon arrière-grand-père parti au front…

Épilogue

La pièce n’est à mes yeux ni comique ni tragique. Touchante et romanesque, elle l’est définitivement. Avec même un certain suspens. A la hauteur du livre, j’imagine.

Fin du spectacle et premiers échanges avec les spectateurs. Les retours sont bons. On salue la mise en scène, les textes, l’énergie et l’émotion du comédien. On en ressort pensif et satisfait, comme à la fin d’un bon livre.

Plus d’informations sur la pièce ? Le spectacle est interprété par le comédien Philippe Laurent et mis en scène par Irène Rivière

Sur ce je vous laisse. J’ai un film à voir. Avec André Dussolier, Jacques Villeret, Thierry Lhermitte… un classique, il parait !

Amélie