Le jour où Molière rencontra le Steampunk

Molière a écrit la pièce Le Malade Imaginaire afin de décrédibiliser et critiquer la médecine de son temps, Clément Pouillot en a fait une comédie musicale actuelle à l’esthétique Steampunk. Une alliance impossible, me direz-vous ? Le défi est pourtant relevé haut la main.

Molière a écrit la pièce Le Malade Imaginaire afin de décrédibiliser et critiquer la médecine de son temps, Clément Pouillot en a fait une comédie musicale actuelle à l’esthétique Steampunk. Une alliance impossible, me direz-vous ? Le défi est pourtant relevé haut la main.

Le texte original a été gardé dans son intégralité mais la mise en scène a quant à elle été bien modernisée. Les costumes sont étonnants de prime abord, mais je les ai personnellement beaucoup appréciés (il est possible que les engrenages y soient pour quelque chose).

Les chansons choisies sont anachroniques vis à vis de la pièce mais sont tout de même en lien avec l’intrigue. Elles sont chantées en live et accompagnées par un piano principalement, mais aussi un triangle, des percussions et une guitare. L’un des personnages à même son thème musical qui l’introduit à chacune de ses apparitions comme le serait un grand méchant dans un film.

Les comédiens sont pluridisciplinaires, dans la mesure où ils ne se contentent pas de jouer la comédie – ce qu’ils font d’ailleurs avec brio – et de chanter – exercice quelque peu plus complexe pour certains – mais nous livrent aussi quelques pas de danse, une scène entièrement jouée monté sur échasses pour l’un d’entre eux ou encore un numéro de tissu aérien.

Les comédiens jouent tous plusieurs personnages assez différents les uns des autres et j’ai trouvé assez bluffant la capacité qu’ils avaient à passer de l’un à l’autre au cours de la pièce. La mise en scène en joue d’ailleurs avec force ingéniosité, faisant se dérouler certains changements de costumes à la vue du public.

Les décors et accessoires sont aussi très optimisés, ayant plusieurs utilités au fil des scènes ; c’est ainsi par exemple qu’une commode devient une estrade en étant couchée sur le côté. Cet ingénieux stratagème permet entre autre de ne pas faire se fermer le rideau de scène entre les actes.

Je vous encourage donc vivement à aller voir Le malade imaginaire de Molière, pièce mise en scène par Clément POUILLOT et interprétée par Anthony BOULC’H, Mickaël BOULE, Emmanuelle BURINI, Xavier DOIZY, Christophe VALERIO et Mélanie VINDIMIAN au Théâtre 100 Noms, spectacle joué le dimanche à 17h15 jusqu’en janvier. Pour plus d’informations concernant les tarifs ou la manière de vous y rendre, je vous renvoie directement versle site internet du Théâtre 100 Noms.

Les Chroniques D’Une Nantaise
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