Le Roi David

J’aime beaucoup aller voir les concert de l’ONPL, à chaque fois c’est une nouvelle surprise, avec le temps mon oreille s’aiguise, je commence à connaître quelques codes, je reconnais même le chef d’orchestre.

Cette fois-ci c’est Le roi David, d’Arthur Honegger, dirigé par Pascal Rophé. La salle est pleine, comme toujours, mais cette fois on a la chance d’être au premier rang. Tout prêt de l’orchestre, du chef et surtout du récitant. Oui car cette fois-ci, il y a un récitant, c’est la première fois que je vois ça : cette œuvre mêle chants, du chœur et des solistes, et surtout le récit de l’histoire par Daniel Mesguich.

Il a une voix grave, de conteur, il emporte et on se laisse transporter dans ce récit. C’est incroyable de voir si près sa façon de lire le texte, de la jouer, de l’incarner. L’homme a une telle prestance sur scène, je suis ébahie. Même quand il ne parle pas, il dégage quelque chose de puissant, il est là, il est présent.

Je ne connais pas l’histoire de David, mais je me laisse porter par sa façon de conter le récit, par les instruments qui prennent le relais, le chœur, les solistes.
Et Pascal Rophé, le chef d’orchestre, c’est la seconde fois que je le vois, il a quelque chose de sympathique, j’aime bien sa façon de mener son orchestre, une belle énergie. En le voyant de si près, et de 3/4 - d’habitude on ne le voit que de dos, et de face uniquement à la fin lorsqu’il nous salue - je peux voir ses lèvres qui bougent, lui aussi chante et vit la mélodie.

Une nouvelle façon de découvrir une œuvre de musique classique donc, un nouvel angle de vue, un nouveau rythme, ça donne vie de continuer, et de se laisser surprendre encore et encore.

Lucie