Le Stereofonik.

Du 6 au 12 mars, les musiques européennes s’invitent à Nantes. Le Nouveau Pavillon propose le festival Eurofonik dont j’entends parler chaque année mais où je ne vais jamais.

Ce soir là, ça se passe à Stereolux et je vais où je veux.
Mon programme entre les mains, la salle Maxi par ici, la salle Mini là-bas, le bar entre les deux, et même de la tarte à la carotte si j’ai un petit creux.
Je ne vais donc pas la passer à camper devant la scène pour ne pas perdre une miette de mon groupe préféré. Il y en a six !

J’entre, je sors, je reviens, je rencontre, je m’installe.

Il y a Spontus & Manu Sabaté.
Face au fascinant fest-noz -mot breton signifiant “fête de nuit"-, ce rassemblement festif fondé sur la pratique collective des danses traditionnelles bretonnes, je reste ébahie par cette force régionale, qui réussit à créer une telle communauté.
En observant les danseurs, du haut de ma tour, au balcon de la salle Maxi, les cercles s’entremêlent. Jeunes, vieux, bretons, étrangers, danseurs, ou pas, en couple, en famille, entre amis, entre inconnus, tous s’agitent et d’ici c’est une belle farandole.
Quelle danse rassemble toutes les générations et tous les styles en France ?

Le plaisir des yeux l’emporte sur ce charivari musical.
Musicalement, ça pique mes oreilles. Un brin cacofonik.

Il y a La Machine.
Et sa vieille à roue électro-acoustique pour un capitaine de bateau.
Les congas qui nous emmène outre-atlantique.
Un violon aux influences tziganes.
Et sa cornemuse comme une cornemuse.

Une musique métissée, une Europe qui s’élargit pour une seule scène ! Carrément polyfonik.

Fini la chanson française, la pop américaine, le blues et toutes ces sons universels, laissons place au rap allemand, au fest-noz et au rock estonien ! Ces musiques méconnues qui méritent notre oreille. Parce que franchement, la musique ukrainienne ou finlandaise, je ne vous en dirais rien. Et il tant d’y remédier.

Heureusement, il y a Eurofonik.

Et ne nous arrêtons pas là.
Il y a Glimpses aussi !
https://www.facebook.com/Glimpsesprod/

Clémence