Les Chatouilles indicibles et touchantes

Je voudrais vous parler du courage, de ce qu’il faut pour être ce que l’on souhaite. Je voudrais vous conter l’histoire d’Odette. De l’incapacité de savoir aimer, de la chaise qui reste ostensiblement vide et que l’on cède à des personnages qui ne nous appartiennent pas. J’aimerais vous dire comme j’ai ri, comme j’aurais voulu danser aussi.

Dans son spectacle Odette rappelle que l’on ne n’ait pas mère, que par les émotions, on le devient, qu’il faudrait un rien pour apprivoiser ce rôle. Une idée saine du bonheur filial. Elle dit qu’on apprend trop tôt aux hommes qu’ils ne sont pas des femmes. Et qu’en rien il ne s’agit d’un souvenir biaisé.
Odette chante, danse et vous emmène à travers ceux qui l’on faite. Pour mieux comprendre ce qu’elle a choisi d’être. Avec elle, le vacarme intrinsèque d’un drame qui n’est pas seulement le sien, la perversité d’un homme persuadé et condamnable.

Les Chatouilles ou la danse de la colère, c’est le conte d’une enfant à qui l’on n’a pas laissé le choix et qui décide de faire les siens. De casteuse hystérique à psychiatre transparent, de professeure omniprésente à la caricature des cités, Odette vous transporte dans une mise en scène ficelée ou les souvenirs et l’instant s’invitent dans un ballet grandiose et évident.

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Je voudrais vous dire les visages croisés à la sortie, vous dresser le portrait d’une vie folle et vous encourager à y aller. Oui mais voilà. C’est le vide qui me prend. Rien d’assez juste et admirable ne me vient pour vous dire ce qui s’est joué ce soir-là.

Odette, nous sommes tous devenus un peu de toi à dire ce que nous taisons trop et à maudire l’indicible. Ton regard plus fort que les mots et ta danse dans le ventre.

Merci.

Mathilde Cassard