"Les chatouilles ou la danse de la colère" : quand les mots manquent pour décrire les maux...

Un mardi soir au Piano’cktail. Une salle pleine à craquer. Une grande scène vide.
Musique et danse :
Une Femme nous éclaire, de sa présence, de sa prestance.
Energie de vie, brute... dans un corps brutalisé, trop tôt, trop de fois.
Puis, l’importance des mots :
Ceux qui (nous) dérangent
Ceux qui (nous) giflent
Ceux que l’on attend, qu’elle attend, et qui ne viennent pas.
Une danse du langage, et celle d’un corps bouleversé, par des gestes déplacés.

Odette, petite fille belle comme un cygne.
Danseuse prometteuse.

Des chatouilles. Une serviette. Une lettre.
Autant de blessures silencieuses.
Partagées avec un ange gardien, être rêvé, étoile russe des grands ballets.
Des angoisses, des menaces, du désespoir.

Et l’avenir, qui malgré tout, trace son sillon, entraîne Odette sur les routes, au sein de
troupes de danse.
Excès, rêves, et fantômes qui rythment alors son quotidien.
La valse des souvenirs et la thérapie pour guérir... ?

" Le bonheur ça n’existe pas, ici ou là. Mais être soi c’est vivre avec ça et aller au-
delà" nous dit la chanson de fin...

Et nous, et moi, la boule dans la gorge, les larmes dans les starting-block des
conduits oculaires.
Encore secouée par la diversité des émotions.
Au-delà de la gravité du sujet, et de l’apparente légèreté de notre héroïne.
Standing ovation de plusieurs minutes, les mains tremblantes, de tant d’intensité.

Une soirée particulière, dans la ronde des sentiments, au carrefour des expressions,
entre peur - dégoût - ardeur - remous.
Et mesurer l’urgence de sortir de cette violence quotidienne, des relations humaines.
Protéger l’enfance et l’innocence.
Considérer les victimes et les reconnaître, pour leur permettre de se reconstruire.

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Chatouille n.f  : toucher léger et répété provoquant généralement le rire... mais pouvant détruire.

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Adeline