LES VIOLONS BARBARES : Un concert tonitruant !

Le jeudi 18 octobre 2018, au Nouveau Pavillon, salle de concert de Bouguenais s’est tenu un concert qui a enchanté tout le public qui a ri, dansé, chanté, claqué des doigts en rythme avec les artistes. On en a redemandé, plus de 2 fois, et nous avons été très bien servi !

Les 3 artistes arrivent sur scène, se présentent et jouent. Jusqu’ici rien d’extraordinaire.

Une première chanson aux rythmes entrainants qui mettent tout le public dans une ambiance festive. Nous découvrons donc ce trio utilisant pour l’un des percussions, et pour les 2 autres des instruments à cordes : du Morin khoor et du gadulka venu de leur pays d’origine respectivement Mongolie et Bulgarie. C’est alors un dépaysement complet pour le public du Nouveau Pavillon. Les artistes nous ont emmenés dans leur univers et au delà même. Que cela soit par le choix des rythmes très variés dans leur répertoire ou même au sein d’un même morceau ou par leurs voix, nous avons vécu ce concert avec enthousiasme.

L’étonnement et la surprise étaient de mise ce soir là, par le fait d’avoir un percussionniste qui chante (ce qui est assez rare pour être noter)mais surtout par la/les voix de Dandarvaanchig Enkhjargal, le mongol. Cet homme monte aussi bien dans les aiguës qu’il descend bien bas dans les graves, le nombre d’octaves dans sa voix n’a rien à envier aux plus grands chanteurs...mais ce n’est pas tout ! Cet artiste souriant et simple en habit traditionnel est un spectacle à lui tout seul ! Il est capable de produire avec sa gorge et sa bouche des sons chantés que l’on penserait tout droit sorti du synthétiseur de Daft Punk.
Je n’en cru pas mes oreilles les premières fois qu’il le fit et me mis à chercher divers artifices qui l’auraient aidé à produire ce son. Mes effort furent vains, c’est bien uniquement avec sa voix qu’il le fait. Rien que pour entendre cela, le concert vaut le détour.

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Les 3 artistes nous enchantent à tour de rôle par leurs compositions et parfois par des solos, comme celui du bulgare Dimitar Gougov qui a écrit une chanson à danser pour sa fille. Le trio nous a aussi invité à danser, frapper des mains, chanter. Ils ont su gérer le concert de main de maitre tout en échangeant avec le public. Un concert fabuleux, décoiffant, ébouriffant et c’est peu dire pour rendre hommage à la qualité de la soirée passée en leur compagnie. Un vrai coup de cœur !

Amaury COURTOIS