Mais qui est vraiment Carmen Maria Vega ?

L’artiste chanteuse, comédienne, Carmen Maria Vega, présentait son nouveau spectacle "Ultra Vega" au Pianock’tail jeudi 15 février... et le spectacle portait bien son nom.

Carmen Maria Vega est une chanteuse lyonnaise qui sort son troisième album. A la fois chanteuse et comédienne, elle a joué dans un film, une comédie musicale et a monté un spectacle autour de Boris Vian.

"Ultra Vega" est un voyage introspectif déjantée... Mais qui est elle vraiment ?

Dés le premier coup de projecteur, je me dis que le ton est donné... on va s’en prendre plein les yeux.
Jeux de lumière, la diva rentre en scène dans un décor rempli de bondieuserie. Une croix d’église lumineuse trône en fond de scène. A la première note, je retrouve la voix si particulière de cette chanteuse. Santa Maria sera la première chanson. Puis elle enchaine en se demandant depuis quand les Carmen n’aurait pas le droit de pleurer, de rêver, de refaire le monde... La suite sera une succession de personnages aussi déjantés les uns que les autres... voici surement la partie Vega.

Mi concert mi spectacle, Carmen Maria Vega, change d’ambiance comme de tenue. En noire et blanche, "sexy classe", elle dévoile sa personnalité au fur à mesure du show. A la fois sombre et pure, morbide et douce, ange et démon, elle joue avec les limites du politiquement correcte sans en franchir les limites. Accompagnée d’un musicien, en noir et blanc également, les deux complices théâtralisent l’identité de la chanteuse. Quête introspective de personnalité, les paroles de ses chansons donnent beaucoup d’éléments à la compréhension de toute cette mise en scène, volontairement incompréhensive et provocante.

Tantot Carmen, tantot Maria, avec une grosse touche de Vega, au final l’artiste "boule à facette" parait complète en extériorisant ses démons pour apparaitre telle une madone.

Après une bonne heure de show elle saluera le public sans oublier de préciser que sans son équipe technique elle n’est rien.
Les remerciements étant fait, la bande son de son premier tube qui l’a fait connaitre. " La menteuse" se lance. Petit clin d’oeil à ses fidèles. Nouvelle pièce dans le puzzle de la personnalité en revenant "à l’ancienne" en basket.
Elle ne chante pas, elle danse uniquement. Une chorégraphie inspirée des années 30 qui n’est pas sans rappeler sa précédente comédie musicale "Mistinguette".

L’ultime chanson explique son adoption, sa recherche d’histoire familiale en "Amérique latrine". Les masques tombent, l’intimité de la chanteuse est mise à nue. Ceci explique surement tout cela.

Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, qu’on sache ou pas qui est cette femme... une chose est sure c’est une vraie artiste de scène qui a trouvé son identité... artistiquement parlant.

Marion P.