Messe du couronnement, par l’Orchestre National des Pays de la Loire

Le jeudi 6 juin dernier avait lieu la dernière représentation de la Messe du couronnement par l’orchestre et le choeur de l’ONPL, après quatre représentations à Angers et Nantes. Ils étaient accompagnés par quatre solistes internationaux et dirigés par le néerlandais Ton Koopman.

Un peu avant 20h30, les musiciens se sont installés petit à petit, détendus mais concentrés. Anne Clément, premier violon, s’installe à son tour, donne le la et tous les musiciens s’accordent. Puis entre Ton Koopman, le chef d’orchestre, sous les applaudissements du public.

Dirigé avec passion, l’Orchestre National des Pays de la Loire nous a régalé avec tout d’abord la suite (ouverture) en ré majeur n°3 BMV 1068 de Jean-Sébastien Bach (1685-1750). Ils ont ensuite poursuivi avec Joseph Haydn (1732-1809) et sa symphonie n°98. Haydn aurait composé cette symphonie sombre en quatre mouvements, en 1792, en hommage indirect à Mozart, avec qui il s’était lié d’amitié et qui avait disparu prématurément quelques mois plus tôt.

Après une petite pause, l’orchestre a été rejoint par le choeur de l’ONPL (dirigé par Valérie Fayet) pour le court Ave Verum Corpus de Mozart (1756-1791) composé quelques mois avant sa mort. S’installent ensuite quatre solistes : Yetzabel Arias Fernandez, soprano ; Maarten Engeltjes, alto ; Tilman Lichdi, ténor ; et Klaus Mertens, basse. Vient l’oeuvre maîtresse de cette soirée, Krönungsmesse, messe dite “du couronnement” composée par Wolfgang Amadeus Mozart en 1779.

Peu habituée aux concerts de musique classique, je suis néanmoins curieuse de ce type d’ambiance assez particulière. En arrivant dans le grand auditorium de la Cité des Congrès, que je connaissais déjà, nous avons été agréablement surpris par la situation de nos places. En effet, installés dans les premiers rangs du parterre, bien au milieu, nous ne pouvions pas être mieux placés !
C’était l’idéal pour voir parfaitement tous les musiciens, les choristes ainsi que les solistes. Certains diront que l’essentiel est de bien entendre la musique, de mon côté j’aime beaucoup être capable de voir les musiciens, et d’apercevoir leurs attitudes et mimiques pendant la représentation.
Les musiciens qui accordent leurs instruments dans une légère cacophonie avant chaque partition ; ne pas applaudir entre les mouvements, mais uniquement à la fin de l’œuvre ; l’entrée et la sortie du chef d’orchestre à chaque œuvre (telle une star) ; etc. Au final, j’apprécie toute cette routine et ces codes spécifiques aux concerts de musique classique, même s’ils peuvent paraître un peu déroutant au départ.
Ce soir là, j’ai surtout apprécié l’enthousiasme flagrant de tous les artistes, et particulièrement du chef d’orchestre. On sentait une belle énergie sur scène, et celle-ci a été récompensé par les applaudissements chaleureux du public.

CM