"Nu masculin debout" au TU-Nantes

Le mardi 26 février, le metteur en scène nantais Clément Pascaud présentait sa deuxième création "Nu masculin debout" au TU-Nantes, adaptée du texte de Bernard Souviraa.
Ce dramaturge contemporain offre un texte vif racontant les retrouvailles d’un metteur en scène et de son comédien, 10 après leur première collaboration qui s’annonçait prometteuse tant professionnellement que sentimentalement.
Cependant la carrière de l’acteur n’eut pas l’envol escompté, d’abord laché par son agente puis par ses pairs, le chomage a nourri les rencoeurs pour arriver à cette scène, ce soir là au TU, qui joue la réalité de ces espoirs déçus.

La pièce est belle avec une scénographie épurée, et pourtant forte, qui laisse des images d’un grand esthétisme. La majorité des comédiens et comédiennes ont un charisme puissant mais un certain maniérisme m’aura parfois fait sortir du récit. Des emportements attendus, des sorties à pas lent, solennelles et concentrées, sans sens ni rythme. C’est la sensation que des marqueurs du théâtre contemporain ont été posé là pour répondre à la catégorie, un brain stéréotypé ce qui nuit à la justesse.

Malgré ces quelques bémols souvent liés à la jeunesse des créations, l’oeuvre est prometteuse. Une fois le style affirmé, les sentiments n’auront pas de mal à se déployer à travers les sujets profondément humains qui sont traités : l’amour, la reconnaissance, la douleur, l’accomplissement de l’être... Des questionnements qui touchent l’intimité de chacun et chacune.

Caroline