Petrouchka : Du romantisme comme on l’aime.

En ce lundi 14 janvier 2019, je souhaitais réaliser une de mes bonnes résolutions de l’année 2019 : prendre soin de mes oreilles. Mission accomplie avec succès grâce à ce splendide concert que nous a livré l’Orchestre National des Pays de la Loire autour du romantisme par Rachmaninov et Stravinsky. Assis dans mon fauteuil, confortablement installé, avec une vue parfaite sur l’orchestre et le piano, j’observe les musiciens qui se donnent le La et attendent. Arrive alors le chef d’orchestre, accompagné du pianiste Jean-Efflam Bavouzet. Ils saluent la salle et le concert commence.

Le premier morceau de Rachmaninov, Le Rocher, commence sur des notes graves, lentes. Je ressens une atmosphère quelque peu sombre, j’imagine très bien ce début d’œuvre accompagner des scènes comme la présentation du Mordor du Seigneur des Anneaux. Mais pas le temps de m’attarder sur cette sensation que s’en suit déjà des notes plus aigües, plus vives et plus douces sur un rythme plus allegro. Le romantisme arrive de très belle manière. Je continue à visionner des paysages et c’est maintenant une forêt verdoyante de mi-printemps qui arrive à mon esprit qui lui continue de voguer au gré de la musique. Jean-Efflam Bavouzet s’en donne à cœur joie sur son piano et nous partage son bonheur de jouer ici. Les variations sur le thème de Paganini m’ont moins plu, les mélodies et l’utilisation des instruments me paraissaient moins bien organisées que sur le premier morceau. L’entracte de 10 minutes arrive alors à point nommé pour moi.

Pour la deuxième parti de concert c’est Petrouchka d’Igor Rachmaninov qui est joué. Je ne connaissais pas ce morceau et c’est avec joie que je l’ai découvert. Tout m’a plu, de l’utilisation de chaque instrument qui ont chacun leur temps fort et qui se répondent les uns aux autres, aux rythmes soutenus et doux du piano. Un vrai plaisir pour les oreilles. Il s’agit ici d’une œuvre maîtresse de la musique folklorique russe et ça se sent. Un solo de piano magistralement interprété par monsieur Bazouvet n’a fait qu’ajouter de la qualité à ce concert.

Si vous ne connaissez pas Stravinsky essayez de le découvrir par Petrouchka, une œuvre magistrale et parfaitement interprétée par l’ONPL. Bravo !

Amaury Courtois