Quand la singularité nait du chaos, l’enfantement est une symphonie.

The Sea Within est un spectacle de danse contemporaine, déployé Jeudi 24 Janvier au Grand T.
Une chorégraphe, Lisbeth Gruwez,
Trois compositeurs, Maarten Van Cauwenberghe, Elko Blijweert, Bjorn Eriksson et dix danseuses* dans une scénographie épurée, carré de moquette rose utérin point, nous plongent dans une méditation primitive et sensuelle au sein des questions de féminité.

Tout est déjà là et pourtant on le distingue à peine.
Fluctuations dorsales dans l’espace saumon. Le devenir algue de tout un chacune, dansant au gré des marrées.
Dans les profondeurs de la respiration, la cohésion se fait groupe, nourrit la flamme. Chambre magmatique des fonds marins. Ça compresse, plisse et casse, explose, libère dans le champs noyé d’informations, une géométrie codée, peut-être sacrée et sans cesse en mouvement. Les liquides en suspension s’accumulent au bord de l’intime coquille.
Soudain elles inondent les édifices complexes, les corps et toutes les viscosités des régions habitées voir cultivées, l’action est chimique. Les bruits sont étouffés par la musique, l’environnement est océanique.
Les cendres de l’éruption dessinent une ceinture de feu et sont emportées par les rivières. Une croûte se forme, un îlot en surface. La Terre a créé des lacs, des vallées et un manteau de décompression magnétique.
Les questions en creux, complétées de petits cônes scintillants, flottent dans l’air, au centre de l’espace initialement défini, saumon.

H.

*Ariadna Gironès Mata, Charlotte Petersen, Cherish Menzo, Daniela Escarleth Romo Pozo, Francesca Chiodi Latini, Jennifer Dubreuil Houthemann, Natalia Pieczuro, Sarah Klenes, Sophia Mage et Chen-Wei Lee.