Samarabalou les ouf ! Big « Up »

« Up » de Samaraboulouf a été mon album coup de cœur de l’année passée.
C’est donc avec impatience que je m’étais installée dans la salle du Piano’cktail, à Bouguenais, pour enfin découvrir qui se cachait derrière cette musique.

Je m’étais figurée un groupe du sud de la France avec un accent chantant, je découvre le compositeur, guitariste et « pilier » du groupe, François Petit : un nordiste comme moi ! Le nom Samarabalouf signifie d’ailleurs « bal fou de la somme », un clin d’œil à son origine.

Ce groupe, déjà vingtenaire, a vu passer nombre de saltimbanques. La dernière formation ayant donné naissance à l’album "Up" se compose de Léo Ferdinand Cornélius au violon et à la mandoline, Phyllipa Scammel au violoncelle et Michel Sanlaville à la contrebasse. François Petit opère à la guitare bien-sûr.

Malade le soir du concert, Michel Sanlaville est remplacé au pieds levé par Phyllipa qui court d’un instrument à l’autre. Dès les premières notes, je m’évade dans leur mélodie très sensible et interprétée avec maîtrise.

Léo, vêtu d’un kilt, nous régale de savoureux solos de violon aux échos d’outre-manche. Ce grand costaud imprime une touche burlesque au concert avec ses quelques pas de ballerine entre chaque morceau.
Les compositions de François Petit se succèdent tel un fil tendu entre joie et mélancolie tandis que ses vibrations nous imprègnent de chaleur méditerranéenne, de jazz manouches et d’ivresse irlandaise. Ces balades instrumentales, à de rares moments chantées, souffrent les transitions parfois maladroites du trio qui s’efforcent, trop à mon goût, à respecter la version studio.

J’aurais aimé découvrir un peu plus l’univers intriguant de ces trois musicien.ne.s pourtant généreux sur scène. Une prochaine fois ? Sans doute !

CBr