Schuman le Romantique 4 et la salve d’applaudissements

Mon premier concert de musique symphonique était en janvier dernier : Schumann le Romantique 2, une histoire de lâcher prise pour moi, accepter de ne pas maîtriser tous les codes, se laisser porter, et finalement envahir par la symphonie. Grâce au blog, j’avais vécu un moment mémorable, et j’étais repartie le coeur léger. Nouvelle expérience !

Schuman le Romantique 4, une nouvelle étape en trois temps : Les créatures de Prométhée de Beethoven, puis la Symphonie n°1 "Le Printemps" de Schumann et enfin un triple concerto pour piano, violon, violoncelle et orchestre de Beethoven.

A notre arrivée, les musiciens terminent de s’accorder, ils sont déjà sur scène, puis le cérémonial se met en place : le 1er violon, suivi du chef d’orchestre.

Les deux premières oeuvres nous portent, l’esprit est là, il observe, il écoute, parfois la tête se balance, la mélodie emporte l’esprit qui s’évade, on se sent flotter au dessus de ces musiciens.
Observer l’ensemble, puis avoir son attention qui s’attarde sur des détails.

Le triangle, j’observe le musicien, il attend, il guette son moment, il se prépare, le moment où il interviendra sera décisif. Les violons, les flûtes, l’ensemble joue, se répond, et tout à coup la finesse du son du triangle ! Je ne pensais pas qu’un si petit instrument pouvait avoir une telle puissance et apporter autant à une symphonie. Mais si, le son aigu se propage dans la salle, le musicien est concentré, il joue sa partition avec précision et apporte sa contribution à cet ensemble remarquable.

Enfin, c’est au tour du triple concerto, trois jeunes femmes entrent sur scène, et emportent littéralement le public : piano, violon et violoncelle. Les instruments se répondent, se complètent, l’équilibre des trois est parfait. L’orchestre les accompagne, et on se laisse emporter.
Une salve d’applaudissement qui ne s’interrompt plus, elles décident de prolonger le plaisir et jouer une petite oeuvre supplémentaire, autant vous dire que l’ensemble de la salle se délecte de ce moment, et savoure la performance de ce trio.

Un grand merci à l’ONPL et à la Cité des Congrès de me permettre de découvrir cet univers, une seconde fois, je repars le coeur léger, conquise par la performance à laquelle je viens d’assister. Sans ce blog, j’aurais peut-être mis des années avant d’oser acheter une place et me rendre à un concert comme celui-ci.

Lucie