Stranded Horse : ca plane pour moi !

Ce jeudi soir, l’auditorium de Rezé affiche complet. J’arrive sur le fil et je lutte pour me dégoter un siège tant la salle est pleine. Mon ami Blogueur, Colas, profitera donc du spectacle entre strapontin et position debout.

J’arrive dans ce concert sans à-priori : je ne connais absolument rien du groupe invité ce soir. Je suis prête à un voyage musical !

Le quatuor s’installe. La première chanson est en Anglais. Douce musique planante. Je suis presque surprise d’entendre le guitariste nous présenter le groupe en Français.

Il y a :

  • Yann Tambour, le Normand à la guitare, à la kora et au chant.
  • Boubakar Cissoko, le malien, à la kora.
  • Carla Palone, au violon.
  • Sébastien Forestier, à la batterie.

Cette troupe nous entraine dans une ballade musicale ou chacun manie son ou ses instruments avec une grande sensibilité.

Je reste bouche-bée face à la dextérité de Boubakar Cissoko sur sa Kora.
La kora est une magnifique harpe-luth mandingue originaire d’Afrique de l’ouest. Elle est constituée d’une demi calebasse recouverte d’une peau de vache et prolongée d’un manche en palissandre. Son instrument est décoré avec des couleurs allant du orange vif au bleu.
Boubakar est assis, immobile sur son siège. Seule sa tête se balance lors des chansons plus rythmées. Sinon, il reste droit sur son siège et ses doigts, qui dansent le long des cordes, nous entrainent dans un tourbillons de notes. J’ai, au début du concert, été surprise par le flux de notes claires et puissantes émanant de ce musicien discret à gauche de la scène. Avec sa position inclinée sur sa kora, on pourrait penser à un artisan penché sur un métier à tisser d’antan.

Les quatre musiciens nous offrent un concert passant du folk anglo-saxons, à de la chanson française à texte en surfant, à certains moments, sur un concert instrumental à consonances africaines.
Je regrette qu’une partie des morceaux ait plus tendu vers la musique à textes où les instruments n’étaient plus que secondaires. Dès que les instruments reprenaient la première place, je repartais dans une douce apesanteur !

Lors de certaines chansons, les deux koras de Yann et Boubakar se répondaient et j’aurais voulu que ce moment magique continue encore et encore !

Célia b.