Titi Robin ou la découverte d’un nouvel instrument

Ce soir au Théâtre Municipal de Rezé la foule se presse pour voir le dernier concert de Titi Robin programmé par la Soufflerie.

Je viens pour ma part pour découvrir cet artiste, je ne le connais pas (encore), mais apparemment il a opéré un grand changement dans son style de musique. De ses influences gitanes, orientales, méditerranéennes il nous emmène maintenant vers des sonorités plus électriques avec sa guitare sur laquelle il appose ses propres poèmes. Sur le papier de la musique du monde contemporaine.

A son arrivée sur scène, ses premiers mots, je pense tout de suite à un mélange de Cabrel et Jean Claude Van Damme, un mélange assez surprenant. Surprenant également les morceaux qu’il nous propose entouré de trois musiciens parisiens (batterie, synthé et basse) et deux indiens, un chanteur et un musicien (sarangui). Des mélodies lentes presque lancinantes, on attend que ça décolle vers quelque chose de plus punchy comme annoncé au début mais je peine à trouver le rythme et me laisser emporter par sa musique.

La performance de Titi Robin ne m’a pas vraiment enthousiasmée, je n’ai pas réussi à comprendre le sens de ces paroles, là où il voulait en venir et je n’ai pas vraiment trouvé de lien avec sa guitare et les autres instruments c’est dommage.

Cependant je ne regrette pas car j’ai découvert un magnifique instrument de musique : le sarangui joué par M. Murad Ali Khan, une vièle à archet, toute ouvragée, dont il jouait assis. Le son qui en sort est vraiment étonnant, multiple et envoûtant. Je finissais par guetter les moments ou le sarangui entrait en action. La virtuosité que demande certainement la maîtrise d’un tel instrument m’a impressionnée, je suis restée hypnotisée.

Je vous laisse maintenant le choix d’aller écouter Titi Robin ou du sarangui...

Alice