Tout simplement magique !

« Le cercle des illusionnistes », pièce d’Alexis Michalik, à Capellia, le 14 février 2018.

Avant d’assister à ce spectacle, je me suis souvenue avoir déjà vu une pièce d’Alexis Michalik à Paris que j’avais beaucoup aimée et qui avait eu (et a toujours d’ailleurs) beaucoup de succès : le Porteur d’Histoires. Avec cette autre création, je n’ai une fois de plus pas été déçue.

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Le style Michalik, si je puis l’appeler ainsi, repose sur un enchevêtrement d’histoires et d’époques, toutes reliées par un fil conducteur qui constitue le thème principal de ses créations. Dans « le cercle des illusionnistes », il s’agit bien entendu de la magie. Ou plutôt de l’illusion dans son sens le plus large. L’illusion, c’est ce qui relie le travail des trois personnages dont la vie est abordée : Wolfgang von Kempelen, l’inventeur d’un automate appelé Turc Mécanique mais surtout Jean-Eugène-Robert Houdin, « le père de la magie moderne » et Georges Méliès, célèbre réalisateur de films et illusionniste.

Durant un peu moins de deux heures, les scènes s’enchaînent dans une grande vivacité, les six comédiens jouant tour à tour des dizaines de personnages. La logistique des costumes et des décors est impeccable, bien que la rapidité avec laquelle l’on passe d’une époque à l’autre puisse parfois déboussoler les spectateurs les moins attentifs. Heureusement, un narrateur nous permet de ne pas perdre le fil de chacune des histoires, et apporte également des éléments contextuels bienvenus pour ceux qui ne seraient éventuellement pas familiers des personnages évoqués.

Le principal atout de ce spectacle consiste en l’alliance de plusieurs genres : histoire, théâtre, magie, poésie et comédie s’entremêlent pour former un tout original et réussi. Les trois personnages principaux nous montrent à travers leurs aventures qu’il est essentiel de poursuivre ses rêves car c’est ainsi que les précurseurs, les grands inventeurs, les vrais artistes sont nés ! La pièce s’achève par la projection du court-métrage de Méliès sobrement intitulé « La Sirène », dans lequel le réalisateur se met lui-même en scène. Petit à petit, ce dernier construit à partir de quelques accessoires et de nombreuses « illusions » tout un univers aquatique pour finalement faire y apparaître une femme-sirène, événement provoquant aussi bien le rire que la surprise.

Concluons par cette belle citation du narrateur de la pièce : « Dans la vie, il y existe 3 types de personnes : ceux qui ne savent pas encore, ceux qui savent déjà et ceux qui rêvent ».

Cécile D.