Twenty-seven perspectives, un dialogue entre danse et musique au Grand-T

Nantaise d’adoption, je fais mes premiers pas au Grand-T en ce mardi 17 décembre pour découvrir le spectacle de danse contemporaine “Twenty-seven perspectives” de la chorégraphe et directrice du Centre Chorégraphique National d’Orléans Maud Le Pladec.

Je suis aussitôt séduite par le lieu, bien davantage qu’une salle de spectacle, agrémenté d’un restaurant, d’un bar, d’un jardin et d’une librairie, je me verrais bien y passer la journée.
Il règne une atmosphère particulière, une certaine retenue. Plus tard dans la soirée, en témoigne la douce cacophonie de toux de spectateurs qui fait suite à un solo sans musique. Dans le public, tout le monde retenait son souffle, même les plus enrhumés d’entre nous, tout intimidés.

La danse contemporaine, c’est également nouveau pour moi. Lors des premières minutes, mon œil de spectatrice non aguerri ne sait pas où focaliser son attention. Observant d’abord l’ensemble, le spectacle mettant en scène dix danseurs, puis petit à petit se concentrant sur un danseur à la fois.
Alors que j’apprécie l’art contemporain sans y rechercher un sens particulier, je me retrouve déstabilisée devant la danse contemporaine, à m’interroger sur un sens ou une histoire que je ne saurais déceler. Je décide de laisser mon esprit vagabonder à sa guise, errer dans ses pensées puis revenir à des réflexions soulevées par le spectacle sous mes yeux.

Je passe un agréable moment. Je suis admirative de la performance technique (comment ne pas s’émerveiller d’une telle maîtrise du corps) et du travail chorégraphique. J’apprécie le rythme, le jeu des danseurs qui montent et descendent de scène, s’installant au premier rang avec le public pour laisser place à un solo ou un duo. Je regrette de ne pas être un brin connaisseuse pour pouvoir davantage prêter attention aux pas, aux mouvements, aux enchaînements, mais je me plais à suivre le rythme de la musique (une symphonie de Franz Schubert arrangée et recomposée par le musicien Pete Harden), les jeux de lumières…

Est-ce que je vois ce que j’entends, ou est-ce que j’entends ce que je vois ?
nous interroge le programme du spectacle. Dans Twenty-seven perspectives , la musique et la danse se font écho. Je suis impressionnée par cet entremêlement entre les émotions véhiculées par la musique et celles exprimées par les mouvements des danseurs.
Lorsque le spectacle s’achève, je savoure ces quelques instants au cours desquels le public, plongé dans le noir, se retrouve enveloppé par la musique, avant qu’éclate un tonnerre d’applaudissements.

Agathe.

Twenty-seven perspectives , chorégraphie de Maud Le Pladec, au Grand-T.