Un mélange des genres inattendu mais réussi !

Création inédite au Nouveau Pavillon (Bouguenais) dans le cadre du Festival Europhonik : salle comble et oreilles comblées…

Mais c’est quoi ce Festival Europhonik ? C’est la 6ème édition pour ce festival dont l’objectif principal est de faire découvrir des artistes européens qui souvent viennent pour la première fois jouer en France. Quelle chance on a à Nantes ! Le thème de cette année s’articule autour des pays nordiques, il y a donc des groupes danois, finlandais ou encore suédois. Leurs chansons proviennent en grande partie des chants traditionnels transmis de générations en générations.

Pour l’ouverture du festival le Nouveau Pavillon a présenté le résultat du brainstorming musical du quatuor breton Dour/Le Pottier, de la chanteuse suédoise Sofia Sandén et la danoise Mia Guldhammer. Ils ont eu une semaine pas plus pour créer et tisser des liens à travers leur musique.

Dour/Le Pottier se situerait à la croisée des chemins entre « orchestre de chambre tribal et le groupe de rock acoustique » comme décrit par le festival. Les deux violonistes jouaient vraiment de manière aérienne et fluide, j’ai beaucoup aimé et la batterie et le violoncelle s’accordent très bien ensemble.
Pour Sofia Sandén personne ne m’avait prévenue mais elle a une voix magnifique, claire et cristalline aux accents celtiques un peu à la Cécile Corbel ou Nolwenn Leroy. Enfin Mia Guldhammer, tout sourire, se lance dans ce qui m’a semblé être un slam dansé danois avant d’entonner des chants traditionnels, très surprenant mais je me suis très vite habituée à sa jolie voix.

Au cours du concert chaque artiste a chanté avec Dour/Le Pottier à l’accompagnement et les trois artistes se sont réunis autour d’une seule chanson dans un dialecte similaire aux deux pays nordiques. J’aurai aimé plus de compositions à trois mais je pense que la barrière de la langue a peut-être freiné leurs envies. Nous avons aussi eu le droit aux explications de leur rencontre et des informations sur les contes chantés par nos deux belles scandinaves. Coup de cœur pour le « chant à répondre » lancé par Mia Guldhammer : elle a su entraîner le public dans sa musique et nous inculquer quelques mots de danois sans que l’on en connaisse la signification. En tout cas les sourires, l’envie de partager leur musique et la bienveillance émanaient de chacun d’entre eux, cela m’a vraiment touchée.

Je vous invite à écouter ses artistes séparément maintenant que la magie est terminée et d’explorer ce que propose le festival Europhonik, très probablement de belles découvertes à la clé !

Alice PORRA