Un parcours enchanteur au Château des Ducs de Bretagne proposé par le Festival Europhonik et le Nouveau Pavillon

Le concept de cette soirée unique : cinq concerts de musique traditionnelle actuelle dispersés au sein du Château.

Premier point à souligner : une organisation remarquable pour que 199 personnes et moi-même commençions ce parcours au même moment grâce à une synchronisation parfaite puis un système de roulement nous a permis de voir tout à tour les 5 concerts de 20 minutes chacun (beaucoup trop court !). Nous étions répartis en différents groupes avec à notre tête un coordinateur, pour ma part groupe rouge avec Audrey du Nouveau Pavillon avec des bois de renne pour coller au logo du festival.
Mon parcours :
1.Laurent Cavalié nous a présenté des chants occitans qu’il a collectés avec passion auprès des anciens de sa région du Languedoc, il les a interprétés avec un accordéon, un tambourin et un instrument de sa composition. Je n’ai pas pu saisir les paroles mais la gutturalité de la langue m’a bien plue.
2.Ånon Egeland, norvégien, nous a joué un répertoire de chants traditionnels norvégiens eux aussi collectés auprès des anciens. En anglais il nous a présenté ses violons et nous a aussi joué de la guimbarde. Cela m’a paru très proche des morceaux celtes.
3.Birgit Bornauw & Benjamin Macke jouent d’instruments assez étranges et hors du temps : de la musette de cour, de la cornemuse flamande, de l’accordéon diatonique et une basse aux pieds (instrument à soufflet se jouant uniquement avec les pieds) après l’étonnement que suscite leurs instruments ils m’ont très facilement entrainé dans leurs univers baroque acoustique. C’est mon coup de cœur de la soirée, j’ai d’ailleurs acheté leur CD avant la rupture ;)
4.Elsa Corre fait partie du groupe les Barba Loutig, elle chantait ce soir en solo a capella la plupart du temps en galicien et en breton, sa voix est magnifique et en a ému plus d’un.
5.Antonio Placer est celui qui ma le moins touchée, je n’ai pas réussi à pénétrer son univers qui m’a semblé assez sombre et pessimiste lorsqu’il chantait en galicien accompagné de sa guitare

De manière générale sur les cinq concerts en plus de cette organisation sans faille, l’acoustique du lieu se prêtait à merveille aux performances des artistes, de même que les lieux choisis permettaient qu’il n’y ait pas d’interférences entre deux concerts. Quant aux chanteurs et musiciens ils ont démontré avec brio que l’acoustique attire et permet de transmettre des émotions tout aussi bien voire mieux que la musique « artificielle ».
Je vous conseille d’aller tous les écouter sur les plateformes de votre choix pour vous faire votre propre idée, vous ne serez pas déçus et surtout l’an prochain jetez-vous sur les places, elles vont partir de plus en plus vite année après année, c’est une certitude :)

Alice PORRA