Un voyage musical déjanté

Freaks était le 23 février au Pannonica, un groupe de six musiciens haut en couleurs. Violon, saxophones, batterie, chant, guitares, violoncelle, claviers, audace et humour.

La salle est mi-figue mi-raisin. Assis ou debout, jeune ou moins jeune, seul ou accompagné.

En 1ère partie, un saxophoniste dans la jungle.
Nous découvrons Erwan Salmon et ses trois saxophones.
Ça claque sur les clés. Le son des touches balance les percus du morceau.
Maitrise et symbiose avec l’instrument nous emmènent, souffle continu.
C’est quoi derrière ? La mer ? C’est comme de la musique sur de la musique.
Il nous dévoile en live son projet d’album tel une aventure sonore singulière. Et ça fait plaisir aux oreilles.
C’est Bascule Solo Work.

En 2ème partie, un phénomène jazz entre en scène.

Pure freestyle

C’est le début, le violoniste et le batteur sont en transe. Accrocheur.
Les sons fixent mes oreilles et mes yeux sur ces ovnis.
La liberté de ton est donnée, de la voix tendre et suave au NOISE. Jamais entendu auparavant.
Sur scène, on s’amuse avec la musique, les styles, et on dégomme tout en une mesure.

“Tchou tchou train train, bienvenue dans la boîte à sapin”

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Voilà les instruments qui s’égarent. Presque un à un.
Le saxophone n’est plus le saxophone. Si grave. Si aigu. Si vite.
La batterie devient un animal enragé.
Le violon court.
Tous se répondent.
Jusqu’à ne plus s’entendre ?
Je me demande.
Des pauses, des silences, des notes suspendues qui soulagent.
Un rythme haletant ! Sans conteste.
Mais ?
Comment s’entasser les uns sur les autres en harmonie ? En harmonie pour qui ? Qu’est-ce que l’harmonie ? Chez les grecs, on parle de “coordination et combinaison des sons”. Ou ailleurs d’un ”enchainement de sons dont le résultat est agréable”.

Ce soir, je dois dire que j’apprécie les instruments, les uns sans les autres.

La richesse et la diversité des sons définissent les créations proposées par Freaks.
Drôle et décalé.
Subversif et immersif.
Jouissif et régressif.

Et on les remercie pour ça !

Tu sors, tu es fatigué.
Et “bonne nuit madame !”
Une belle célébration de leur nouvel album Amanda Dakota avec un jazz contemporain sans pareil, mi-si mi-sol, parce qu’on l’aime et on le déteste à la fois !

Clémence F.