Une plume libérée au Piano’cktail de Bouguenais

Cette histoire, il lui a fallu, à un moment, la coucher sur le papier.

Andrea Bescond la raconte justement à la manière d’un roman. Odette, petite fille de 8 ans, en est l’héroïne malgré elle. Les Chatouilles ou La danse de la colère relate un récit de vie, une vie bouleversée par la pédophilie.

La narration est construite autour d’une séance de psychothérapie familiale et les souvenirs indélébiles s’intercalent comme des flash-backs tissant le fil des événements.

Andrea Bescond incarne habilement tous les personnages avec rythme. Une manière de parler, un silence, une expression récurrente, la comédienne donne de la chair aux personnages. La lumière et la musique participent efficacement à construire les différentes atmosphères des lieux où se déroule l’action. Elle parle et danse, alterne désinhibition et pudeur.

Derrière les lignes, la question de la résilience.

Au fil des chapitres, on se surprend même à rire (!) de son humour caustique.

Sa performance lui a valu d’être distinguée du Molière 2016 du Seul(e) en scène.

Dans un épilogue, Andrea Bescond alerte sur la malheureuse banalité de son histoire et invite à la mobilisation de tous pour faire évoluer les textes de lois sur la pédophilie.

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