Une soirée techno organique à La Barakason

1er février 2020, 20h. C’est la première fois que je me rends à La Barakason. Je profite d’être parmi les premiers arrivés pour prendre un verre et choisir un délicieux repas proposé par Mama, la cantine végétarienne qui s’est déplacée pour l’occasion.
Alors que je découvre les lieux, j’ai le plaisir de reconnaître certains musiciens qui joueront le soir même se promener tranquillement dans la salle et échanger avec les personnes autour d’eux. C’est l’un des avantages d’un lieu aussi intimiste, se sentir proche des artistes.

Louisahhh, la techno aux sonorités punk

20h30. Depuis le bar, j’entends les premières notes de musique résonner dans la salle de spectacle. Je me laisse guider par le son des basses et me faufile devant la scène. Quelques personnes sont déjà présentes et des hochements de tête timides se font apercevoir au gré du rythme. La techno de Louisahhh est teintée d’un voile punk.
J’entends une musique à la fois sensuelle, intime mais parfois agressive. Elle chauffe la salle et ses titres s’enchaînent parfaitement. Ils annoncent la couleur et motivent le public avant le plat principal : Cabaret Contemporain.
Bien qu’il fasse sombre et qu’elle soit vêtue de noire, son sourire est révélateur de toute l’énergie positive qui l’habite. Dès lors que sa dernière musique est terminée, elle est acclamée par le public. De par les applaudissements, je pense pouvoir affirmer qu’une majorité des personnes présentes ont apprécié cet échauffement.

Cabaret Contemporain, la techno de Détroit des années 1990

21h45. Le changement de plateau se termine et le quintet électro entre en scène. Les rangs se sont resserrés mais nous ne nous marchons pas dessus. J’ai la chance d’être proche de la scène afin de découvrir avec stupeur la maîtrise incroyable qu’ils ont de leurs instruments. Un piano, une batterie, une guitare et deux contrebasses, c’est tout ce dont ils ont besoin pour nous envoûter avec leur techno acoustique.
Je suis impressionnée de découvrir la façon dont ils détournent l’utilisation de leurs instruments pour réussir à donner ces sonorités si particulières à leur musique. Du plastique autour des cordes de la contrebasse, un cintre en guise de triangle, un archet sur la guitare ou encore des mailloches glissées entre les cordes pour jouer sur les résonances… Le temps semble s’arrêter pour nous laisser savourer toutes ces harmonies. J’oublie le froid et la pluie qui sévit hors de ces murs, je suis transportée dans un autre espace temps. Il n’y a plus que l’ici et maintenant.

Clap de fin, retour vers le présent

22h52. Ils terminent leur toute dernière chanson et les applaudissements retentissent encore alors qu’ils ont quitté la scène. J’aurais aimé figer ces instants et continuer à danser encore quelques heures.

Ce qui est sûr, c’est que ces deux découvertes musicales m’ont donné envie de me pencher avec attention sur la programmation artistique de La Soufflerie.
Cette première expérience à La Barakason ne m’a donné qu’une envie : y retourner rapidement !

Andréa C.